Comment gérer son sentiment d’insatisfaction?

Que faire lorsque l’on vit une situation d’insatisfaction dans nos vies ?

Vous pourriez me dire : Sandra, c’est très simple.  Il n’y a pas grand-chose à faire: soit on change la situation d’insatisfaction, soit on ne fait rien et on l’accepte, on la tolère.

Et, si les choses n’étaient pas aussi simples; si tout ne tombait pas dans le noir ou dans le blanc.

Combien de fois avons-nous tenté de changer une situation d’insatisfaction dans notre vie pour nous rendre compte que finalement les choses ne se déroulent pas comme nous  l’espérions. Ou, les obstacles sont plus nombreux que prévu. Que dire de l’envie de baisser les bras, et de se laisser aller au découragement? Ou, encore on a tenté de faire quelque chose pour se rendre compte que le problème est pas tout à fait finalement réglé.

Vous qui lisez cet article, que faites-vous pour changer votre vie lorsque vous vivez une insatisfaction ? Ici, je fais bel et bien référence à une insatisfaction professionnelle. Comment vous y prenez-vous pour augmenter votre niveau de contentement et d’énergie?

Comment fait-on pour savoir que l’on se trompe pas pis ce que l’on va faire va fonctionner?

Il y a dix ans, j’ai vécu une grande insatisfaction dans ma carrière. Pour ceux qui ne connaissent pas mon histoire, j’étais enseignante au primaire. J’avais décidé de ne rien faire pour changer ma situation.

 

J’ai opté pour la tolérance du stress et de l’anxiété dans ma vie.  J’ai accepté de vivre des réveils douloureux tous les matins et d’aller à reculons exercer une profession que je n’aimais plus et que je savais pertinemment qui ne me correspondait plus. J’ai participé à ce funeste manège pendant sept longues années. Et, ce qui devait arriver arriva !

Un bon matin, alors que je me rendais à mon travail fidèle à mon habitude, mon trousseau de clé en main pour ouvrir la porte de la petite école primaire où j’enseignais, j’ai échappé mon trousseau de clés.  Je me souviens clairement de ma réaction:  je fixais bêtement le trousseau de clés au sol. C’est à ce moment-là, que j’ai réalisé que j’avais ni la volonté, ni l’énergie nécessaire pour faire cet effort additionnel de fléchir mes genoux et de ramasser mes clés.

 

J’ai éclaté en sanglots, en sanglots de fatigue, parce que je me suis rendu compte que j’avais trop étiré l’élastique, que je n’en pouvais plus.

 

Souvent,  lorsqu’une personne vit de l’insatisfaction dans son emploi, son premier réflexe sera de trouver  un moyen de se sortir de sa situation.  Doit-elle considérer une reconversion professionnelle?  Est-il plus avisé de tenter de négocier le salaire ou d’avoir de meilleurs avantages sociaux? En fait, ces questionnements  vise un changement sur le comportement, car on pense que le comportement va être garant des résultats recherchés. Dans ce cas-ci, c’est bien la dernière chose à faire.

En réalité, lorsque l’on vit une insatisfaction, la solution consiste à bien identifier le besoin qui n’est pas comblé. Par exemple,  vous regardez une bonne série sur Netflix bien installée dans votre sofa lorsque votre estomac se met à gargouiller. Vous sentez un sentiment de vide dans votre ventre. Il y a de grandes chances que  vous allez vous diriger vers le frigo ou vers le placard de la cuisine pour vous faire un en-cas. Personne ne ferait l’erreur de considérer un ventre qui gargouille comme un signe de sommeil et irait se coucher. Alors, pour choisir le bon comportement, la bonne action, vous avez dû, dans un premier temps, identifier votre besoin. Vous aviez un besoin de faim, de manger. La sensation de faim, la sensation de faim, a été le signal envoyé par votre corps pour vous dire : «Hey! Ton besoin de manger, tu dois t’en occuper.» C’est la même chose pour les besoins psychologiques, affectifs ou émotionnels, que l’on surnomme besoins psychosociaux.

En consultation, la première chose que je travaille avec mes clients en l’identification des besoins qui ont besoin d’être comblés. Dans le domaine professionnel, il existe trois grands types besoins : le besoin d’accomplissement, le besoins d’appartenance et le besoin de pouvoir.

 

Tout d’abord, la recherche de défi est au cœur du besoin d’accomplissement.  Au travail, on aura le sentiment d’apprendre et de se réaliser.  Ensuite,  le besoin d’appartenance, lui, est relié à un besoin de connexion. Il y aura un désir de créer de bonnes relations avec ses collègues ou encore avec son  supérieur.  Un autre aspect du besoin d’appartenance est la satisfaction de constater que le travail effectué  est reconnu. Finalement,  le besoin de pouvoir souligne cette capacité à prendre des décisions et de sentir un prise de pouvoir sur les action posées. Évidemment, il existe d’autres besoins tels que les besoins de croissances et les besoins de base qui viennent complémenter le coaching que j’effectue avec mes clients.

Alors, aujourd’hui, je vous lance un défi. Si vous vivez un sentiment d’insatisfaction dans votre vie, par rapport à votre travail ou par rapport à n’importe quel autre sphère de vie,  je vous invite à identifier quels sont les besoins qui ne sont pas comblés. Une fois ces besoins identifiées,  commencez  à poser des actions pour les activer.  Vous constaterez à quel point votre niveau d’énergie  changera. Vous vous sentirez mieux. et plus épanouis. Vous deviendrez plus motivés et cela vous ,permettra d’avancer dans votre vie en plus de développer une envie d’expérimenter de nouvelles choses. 

Cependant, si vous décidez de ne rien faire, cela devient un choix. Rien faire est un choix et une décision.

 

Toutefois,  je ne crois pas que ce soit une option. Tolérer et subir la souffrance de l’insatisfaction n’est pas, à mon avis, une option. Au contraire, je refuse de croire que nous sommes sur Terre pour tolérer notre vie. Nous sommes sur Terre pour vivre notre vie et libérer la grandeur qui nous habite afin de laisser notre marque dans la cœur de ceux qui nous entourent et  créer ainsi un impact.

Nous sommes là pour avancer, pour évoluer. Et,comment évolue-t-on? Bien, en tentant d’activer et de satisfaire nos besoins.

Alors, voilà ce que j’avais à cœur de vous partager sur la gestion de notre insatisfaction.

Je vous dis au revoir sur ces paroles:

Donner du sens à ton travail, c’est donner du sens à ta vie. 

 

Sandra Chéry, conseillère d’orientation, exerce en pratique privée. Elle est spécialiste en valorisation de potentiel et en reconversion professionnelle. En plus d’offrir des services en orientation professionnelle et en coaching de carrière aux adultes désireux de réussir leur cheminement professionnel, elle accompagne également en contexte de transitions professionnelles et personnelles ainsi qu’en épuisement professionnel.

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