3 raisons de ne plus aimer son emploi

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Au Québec, là où le marché de l’emploi est fleurissant, 6 Québécois sur 10 vivent des situations au travail qui font en sorte qu’ils n’aiment plus leur emploi.

Souvent, ces personnes…

  • ont l’impression de tourner en rond

  • ont hâte que leur journée de travail se termine

  • ont de la difficulté, à sortir du lit pour aller travailler

  • ont l’impression d’être prise au piège et qu’ils ne quitteront jamais leur emploi

  • ne savent plus comment gérer la grande charge de stress qu’elles vivent dans leur emploi

J’ai déjà vécu cette horrible situation et ces sentiments désagréables. Et vous? Est-ce que vous vivez ou avez déjà vécu une situation similaire?

Heureusement pour moi, j’ai finalement pu trouver un emploi qui me fait vibrer et qui me rend heureuse. Toutefois, j’ai dû aller chercher l’aide d’un professionnel de la carrière pour identifier ce qui n’allait plus dans ma vie professionnelle et ce que je voulais vraiment.

Maintenant, que je suis moi-même une professionnelle de la carrière, j’ai constaté  3 raisons pour lesquelles les gens veulent changer d’emploi.

 



Changer d’emploi parce qu’ils ont changé

En tant qu’être vivant, l’être humain est en constant développement. Donc, au fil du temps, les attentes et les besoins face à un emploi changent. Par conséquent, il est normal qu’un travail ne convienne plus après un certain temps. Les motifs de satisfaction personnelle diffèrent selon l’âge de l’individu. Les attentes d’un travailleur à la mi-trentaine ne ressemblent pas aux attentes d’un jeune diplômé. Aussi, des événements de la vie comme l’achat d’une maison ou la venue d’une premier enfant changent le regard sur les facteurs de satisfaction au travail. Prenez le temps de vous demander ce qui a changé dans votre vie ou ce que vous souhaitez maintenant d’un emploi comparé au moment que vous avez commencé.

Changer d’emploi parce qu’ils ne sont pas là où ils souhaitent être

 

Un jour, je reçois un client qui m’explique qu’il ne veut plus être serveur dans un restaurant. Cet emploi était tout simplement une jobine qu’il s’était trouvé à la fin de ses études en attendant de travailler dans son domaine de spécialisation. Cela faisait maintenant 5 ans qu’il faisait la même prétendue jobine. Lorsque le temps du bilan de carrière arrive, nombreux sont ceux qui, comme mon client,  réalisent que l’emploi qu’ils occupent ne correspond nullement à ce qu’ils aspiraient au début de leur carrière. D’une certaine façon, tout travailleur est à la recherche de l’emploi idéal. Toutefois, il devient nécessaire de négocier certains compromis pour se trouver une place sur le marché du travail. Cependant, si ce compromis éloigne le travailleur exagérément des conditions d’emploi idéales recherchées, il est fort probable qu’un sentiment d’insatisfaction suivra.

Changer d’emploi parce qu’ils sont rendus au bout du rouleau

 

Je ne souhaite à personne de se rendre au bout du rouleau (littéralement) pour vouloir changer d’emploi. Malheureusement, certains réalisent que leur travail ne leur convient plus uniquement lorsque leur corps envoie un message d’arrêt. Tout est une question d’équilibre: d’un côté, le travailleur qui donne de son temps, de son énergie et de son savoir à l’environnement de travail; de l’autre, l’environnement de travail qui donne au travailleur en retour, salaire, avantages sociaux, reconnaissance, atmosphère de travail agréable et convivialité. Le premier message d’arrêt très connu est l‘épuisement professionnel. Souvent, le salarié s’échine à performer et à surinvestit temps et énergie au travail pour très peu de reconnaissance. Le deuxième message, plus insidieux, est le bore out ou l’ennui au travail qui rend malade.  Le travailleur  éprouve un désintérêt marqué et une fatigue au travail qui conduit à la frustration et à la morosité. Dans le cas de l’épuisement, l’individu est sur-stimulé alors que dans le cas du bore out, il est sous-stimulé.

 

Si vous aimeriez en savoir davantage sur l’insatisfaction en emploi et les solutions que peuvent vous offrir une démarche en coaching de carrière et en orientation,  je vous invite à ma prochaine web conférence-formation GRATUITE, Un emploi à votre image en 90 jours, qui aura lieu le 23 septembre prochain.

 

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sandra professionnelSandra Chéry, conseillère d’orientation, exerce en pratique privée. Elle est spécialiste reconversion professionnelle en plus d’offrir des services en orientation professionnelle et en coaching de carrière aux adultes désireux de réussir leur cheminement professionnel. Elle accompagne également en contexte de transitions professionnelles et personnelles ainsi qu’en épuisement professionnel

Les 6 sources de vitalité au travail

Le travail est la santé !

Oui, le travail est la santé à condition qu’il soit source de vitalité! J’entends par là que pour se sentir comblé et en harmonie avec un emploi, il est souhaitable qu’il nous énergise et nous stimule. Un emploi qui comble nos besoins est un emploi stimulant, motivant. Je vous propose ici une liste de 6 sources de motivation à retrouver absolument dans un emploi si vous désirez vous sentir bien dans votre travail.

  1. Le sentiment d’accomplissement                                                                           Se sentir utile…Sentir que l’on fait une différence… Voilà, en partie, ce qu’un emploi devrait susciter comme sentiment chez un travailleur. Bien souvent, ce sentiment passe par ce que l’on fait avec les autres et il importe de se sentir soutenu en ce sens dans son milieu de travail. La clé à l’accomplissement personnel réside dans le fait de connaître de quelle(s) façon(s) vous vous sentez utile. Est-ce par votre créativité? Par le partage de vos connaissances?

 

  1.  La reconnaissance du travail bien fait
  2.  Le besoin de reconnaissance est personnel à chacun; toutefois, un milieu de travail qui ignore les bons coups de ses employés est une entreprise qui tue la motivation de ses salariés. La rémunération est certainement la forme de reconnaissance la plus connue. Toujours est-il qu’un employé qui se sent considéré par son employeur est un employé épanoui. Que ce soit sous la forme d’un bonjour ou d’un merci, évaluez jusqu’à quel point vous vous sentez reconnu dans votre emploi ou si vous avez l’impression d’être qu’un numéro.

 

La nature même du travail  

Les tâches de vos fonctions sont précises et claires. Vous savez exactement ce que l’on attend de vous et vous êtes en mesure de répondre aux exigences fixées. De plus, le travail vous offre des défis intéressants à relever.  Un emploi routinier tue la motivation.

 

  1. Le niveau d’autonomie                                                                                
  2. Certains milieux de travail n’offre aucune possibilité d’autonomisation à leurs employés. Or, la perception d’un travailleur sur sa capacité de prendre des décision qui affecteront ses conditions de travail est importante. Des exemples d’autonomisation sont la possibilité de gérer son agenda et le nombre de clients à rencontrer. La possibilité de travailler sur un projet de son choix , de choisir son lieu de travail (télétravail) ou de gérer ses heures de travail en fonction d’obligations personnelles ou familiales sont d’autres exemples.

 

  1. Les possibilités d’avancement                                                                                  Je fais référence ici à la possibilité d’occuper d’autres fonctions dans l’organisation. Lorsqu’il occupe un nouvel emploi, le travailleur est comblé par la nouveauté des tâches, mais après un certain temps, le désir de progresser dans sa carrière apparaît. Sans nécessairement chercher à occuper un poste de cadre, les possibilités d’occuper un poste avec différentes fonctions ou comportant un niveau accru d’autonomie est une forme d’avancement.

 

  1. Les possibilités d’apprentissage                                                                            Formation. Perfectionnement. Congrès ou colloque.
  2. Recherchez les occasions de mettre vos connaissances à jour ou d’en acquérir de nouvelles. Demandez à votre employeur de suivre des perfectionnement.   La loi 90, la loi sur les compétences, stipule que certaines entreprises, sous certaines conditions, doivent investir dans la formation de leurs employés. Vérifiez avec le bureau des RH si votre employeur souscrit à cette politique. Advenant le cas contraire, investissez dans votre propre perfectionnement.

Pour conclure, plus un emploi correspond à vos attentes et répond à vos besoins, plus les chances d’aimer votre travail sont grandes. Mais ne vous y tromper pas, le travail idéal n’existe pas. Votre valeur, en tant qu’individu, ne réside pas uniquement dans votre travail. Ultimement, ce qui manque à votre travail peut être cultivé dans d’autres sphères de votre vie.