Rêve ou chimère: Est-ce que ton rêve manque de réalisme?

a young man sitting on a rock and looking at the sunset of Phuket

Bien des gens se méfient des rêves. Ils évitent de se laisser aller à imaginer de belles choses pour leur vie par peur de vivre de la déception ou de la frustration. Personnellement, je pense que ces personnes confondent rêves et chimères. Le premier, est un produit de notre imagination et de notre créativité. Ils prennent naissance dans nos désirs, nos envies et dans nos espoirs. Les rêves, par définition, sont plus grands que nature. Ils dépassent la réalité quotidienne  et ils sortent des sentiers battus de par leur nature extraordinaire. En contrepartie, les chimères sont des projets irréalistes, des illusions.

Il ne suffit pas de croire de toutes ses forces en ses rêves pour qu’ils se réalisent. Si votre rêve dépend de la chance ou de facteurs qui échappent à votre contrôle, les chances de voir se rêve se concrétiser sont très minces. Réussir son rêve demande du temps, de l’effort, de la persévérance et le prix à payer peut être élevé. Et non, s’engager envers son rêve n’est pas une partie de plaisir et relève souvent du parcours du combattant. Plus le rêve manquera de réalisme,  plus vous serez tenté de dépendre de facteurs externes pour le réaliser. C’est à ce moment précis que le rêve se transforme en chimère.

HappinessUn rêve réaliste et réalisable se bâtit sur vos forces  et non sur vos faiblesses. Céline Dion et Whitney Houston ont bâtit leur réussite sur leur force: leur technique vocale et leur voix.  Se concentrer sur ses forces permet  d’activer la loi du moindre effort. Vous mettez votre énergie à faire ce qui vous vient naturellement, en suivant votre propre nature!  Imaginez les résultats possibles! Vous rentabilisez ainsi tout le temps et l’énergie investis dans votre projet. Par contre, concentrer ses efforts sur un domaine de faiblesse rend une tâche complexe et difficile.

Un rêve réaliste et réalisable se bâtit sur de bonnes habitudes et beaucoup de travail. Il est important de reconnaître ses bonnes habitudes mais également les mauvaises. La procrastination et la manque de discipline n’ont pas leur place. Et oui! Les mauvaises habitudes peuvent vous tenir éloigné de l’accomplissement de vos rêves. Les mauvaises habitudes ont la vie dure et les changer demande de sortir de sa zone de confort!

Alignez vos points forts ainsi que de bonnes habitudes et assurez-vous de dépendre de facteurs relevant de votre volonté pour augmenter vos chances de réussite!

Sandra Chéry, conseillère d’orientation, exerce en pratique privée. Elle est spécialiste en valorisation de potentiel en plus d’offrir des services en orientation professionnelle et en coaching de carrière aux adultes désireux de réussir leur cheminement professionnel. Elle accompagne également en contexte de transitions professionnelles et personnelles ainsi qu’en épuisement professionnel.

Femmes et carrière: Jamais sans ses proches

High angle portrait of an extended family lying in circle at the parkJe suis souvent confrontée aux dilemmes carriérologiques de mes clientes qui viennent me consulter à mon cabinet. L’une, après un diagnostic d’infertilité, abhorre son milieu de travail en garderie et désire une réorientation de carrière.  Une autre, après 10 ans à la maison à s’occuper de ses  enfants, souhaite démarrer son entreprise sans pour autant sacrifier sa vie de famille. Que dire de celle qui veut s’épanouir dans un projet professionnel sans délaisser son implication dans la sphère de vie spirituelle.

Il existe autant de cas qu’il existe de femmes. Toutefois, elles ont toutes en commun le fait que leur épanouissement professionnel est directement relié au bien-être des personnes significatives de leur vie. En d’autres mots, chaque décision prise quant à la carrière est  balisée par les questions  suivantes: «Quel impact aura ma décision sur la vie de mes enfants, de mon conjoint et de mes proches?»; «Comment puis-je trouver le juste équilibre entre mes responsabilités envers les miens et moi-même?» Des questions, j’en conviens, qui ne sont pas toujours faciles à répondre.

Cette particularité féminine s’appelle la dimension relationnelle, le souci de créer et maintenir des liens avec les personnes significatives de son entourage.[1] Par conséquent, la carrière de la femme sera toujours intereliée avec les autres sphères de sa vie comme la maternité et la vie familiale. Le concept de la dimension relationnelle est important à intégrer dans l’intervention carriérologique, car le développement de carrière chez la femme, loin d’être linéaire comme le modèle masculin, est plutôt cyclique avec des périodes de retrait et d’avancement dans la vie au travail. Il est donc primordial que le conseiller utilise des interventions qui tiennent compte de cette réalité tout en offrant une adéquation véritable entre valeurs personnelles et travail.[2]

Cette particularité féminine s’appelle la dimension relationnelle, le souci de créer et maintenir des liens avec les personnes significatives de son entourage.
Cette particularité féminine s’appelle la dimension relationnelle, le souci de créer et maintenir des liens avec les personnes significatives de son entourage.

La série de webinaires Le développement de carrière : Les transitions de vie – de maman à proche-aidante traite plus en profondeur des enjeux entourant le développement  de carrière chez les femmes et offrent des pistes d’intervention adaptées à la réalité de ces dernières. Ces webinaires d’une durée de 60 minutes (période de questions incluse) sont offerts selon la formule midi-conférence.

Pour plus de détails et inscription :

https://www.eventbrite.ca/e/inscription-serie-de-webinaires-le-developpement-de-carriere-au-feminin-les-transitions-de-vie-de-maman-a-15471804584

[1] Spain, A., Bédard, L. et Paiement, L. (1998). Conception révisée du développement de carrière au féminin. Études Féministes, 11(1), p. 95-109.

[2] Spain, A. et Hamel, S. (1994). La carrière des femmes: perspectives relationnelle, réussite professionnelle et processus décisionnels. Carriérologie, 5 (4), p. 29-47

Les 7 croyances qui maintiennent l’indécision professionnelle

Young man with migraine

Il y a des moments lors desquels exprimer un choix quant à sa situation professionnelle devient difficile, voire quasi impossible. Et avec raison, les enjeux sont importants. Vous ne voulez pas vous tromper ni déplaire. Et puis, si vous veniez à échouer, que feriez vous? Finalement, avez-vous vraiment envie de vous lancer vers l’inconnu et de faire face à l’insécurité financière en décidant de changer d’emploi ou en retournant sur les bancs d’école?

Pourtant, les signes sont là; vous n’aimez plus votre emploi. Le matin, vous n’avez tout simplement pas envie de sortir du lit pour aller travailler. Votre employeur a changé la nature de vos tâches, et votre travail n’est plus ce qui l’était. Dans des conditions pareilles, il devrait être facile de vous décider et d’aller voir ailleurs. Et bien non, la peur vous tétanise et vous optez pour le statut quo, c’est-à-dire, ne rien faire et continuer de subir une situation professionnelle qui vous isole et qui dépouille une partie de votre vie de son sens!

Plusieurs croyances erronées peuvent contribuer à l’indécision et la maintenir. Or, avoir les bonnes informations facilite de beaucoup la prise de décision. Il existe 7 fausses croyances∗ qui peuvent freiner votre envie de changement et rendre plus ardu la décision de vivre une vie plus épanouie dans laquelle vous vous accomplissez. Je vous propose de vous les partager ainsi que des visions plus réalistes qui faciliteront le changement dans votre vie.

  1. Je dois avoir l’approbation des autres avant de prendre une décision
  2. Je dois posséder toute l’information avant de me décider
  3. Je n’ai pas le droit de changer d’idée une fois ma décision prise
  4. Les conséquences d’une mauvaise décision sont désastreuses
  5. Je suis la seule personne responsable de cette décision
  6. Je ne dois pas consulter d’autres personnes pour m’aider à faire un choix , car elles risquent de m’influencer
  7. Je dois me décider dès que quelqu’un me le demande

À la lecture de ces croyances, vous remarquerez que le mot devoir apparaît fréquemment. Souvent, l’utilisation des je dois ou des je devrais est une tentative de stressvous motiver à faire quelque chose sous peine de punition dans le cas contraire. Lorsque vous utilisez ces expressions, il y a une menace implicite, non exprimée et vous vous sentez obligé de répondre à cette forme d’obligation.

  • Exemple: Je dois prendre la bonne décision sinon..

Ces critiques créent un sentiment de culpabilité et entretiennent des idées et des émotions négatives telles que l’anxiété, le pessimisme, le découragement, le stress et j’en passe. De plus, ces idées suscitent des attentes irréalistes qui, elles, peuvent mener à la procrastination et à l’inaction.

Voyons ensemble des pensées plus réalistes quant à la prise de décision:

  1. Je ne peux pas toujours avoir l’approbation de mon entourage quand je prends une décision. / Je peux risquer de déplaire  aux autres pour choisir une option qui me convient davantage.
  2. Il est impossible de rassembler et de prendre connaissance de toute l’information avant de prendre une décision, car je dispose d’un temps déterminé et d’une mémoire limitée.
  3. Changer d’idée est normal et il n’y a pas de honte à cela. Je ne peux m’attendre à toujours prendre la meilleure décision du premier coup.
  4. Les conséquences d’une mauvaises décisions peuvent être désagréables. Tant que je ne mets pas ma situation financière en danger, je peux vivre avec les inconvénients.
  5. Il est vrai que la plupart du temps je suis seul responsable de mes choix, mais il se peut que je sous-estime la part de responsabilité des autres dans une décision à prendre, surtout quand elle peut être prise à plusieurs.
  6. Avoir recours à une personne compétente qui me connaît bien ou qui connaît bien la situation peut m’aider à prendre une décision éclairée.
  7. Si je peux reporter ma décision et me donner un peu plus de temps de réflexion c’est à moi d’en décider. / Je ne suis pas toujours obligé de me décider au moment que quelqu’un m’en fait la demande; j’ai le droit  de réfléchir avant de trancher.

Yoga woman sitting on sea coast at sunset.

Avec ces pensées plus réalistes, vous serez en mesure de prendre de meilleures décisions. D’ailleurs c’est le premier pas vers l’écoute de soi et l’épanouissement dans votre parcours professionnel.

∗Source: Sortir de l’indécision de Isabelle Falardeau

Sandra Chéry, conseillère d’orientation, exerce en pratique privée. Elle est spécialiste en valorisation de potentiel en plus d’offrir des services en orientation professionnelle et en coaching de carrière aux adultes désireux de réussir leur cheminement professionnel. Elle accompagne également en contexte de transitions professionnelles et personnelles ainsi qu’en épuisement professionnel.